6 enceintes italiennes qui donnent envie de chanter du Pavarotti.
Il y a des enceintes qui ne se contentent pas de faire vivre la musique : elles attirent le regard avant même la première note. En Italie, le design et l’art de vivre occupent une place particulière, et cela se retrouve jusque dans la conception de certaines enceintes hi-fi. Courbes élégantes, bois soigneusement travaillé, finitions raffinées… chaque détail semble pensé pour faire de l’enceinte un véritable objet d’art, aussi agréable à regarder qu’à écouter.
Avec Sonus faber, Chario et Opera Loudspeakers, nous partons à la découverte de trois signatures italiennes qui associent, chacune à leur manière, esthétique et passion musicale. Trois univers, trois approches, mais une même envie : donner à la musique une présence qui ne se limite pas au son.
Avant de découvrir les six enceintes qui nous ont tapé dans l’œil, prenons un instant pour faire connaissance avec les trois maisons italiennes qui se cachent derrière elles. Sonus faber, Chario et Opera Loudspeakers : trois identités singulières, trois visions de la haute-fidélité et un même goût pour les belles choses...
C’est certainement la plus connue du grand public des trois marques que nous allons découvrir. Fondée en 1983 à Vicence, dans le nord de l’Italie, Sonus faber s’est forgé une identité singulière en associant haute-fidélité, artisanat et design. Dès ses premières créations, la marque fait le choix de matériaux naturels comme le bois et le cuir, avec une attention particulière portée aux finitions.
Sonus faber puise notamment son inspiration dans l’univers de la lutherie italienne. Certaines de ses enceintes reprennent ainsi les courbes caractéristiques du luth et des instruments à cordes, donnant naissance à des réalisations aussi élégantes qu’identifiables. Mais derrière cette esthétique soignée, la marque développe également ses propres technologies acoustiques, avec une ambition : faire de l’écoute une expérience aussi agréable pour les oreilles que pour les yeux.
Au fil de son histoire, Sonus faber a également connu plusieurs changements de propriétaire. En 2007, la marque rejoint le groupe italien Fine Sounds, qui rachète à son tour McIntosh Laboratory en 2012. En 2016, Fine Sounds devient McIntosh Group, réunissant ainsi plusieurs noms emblématiques de la haute-fidélité. Plus récemment, en novembre 2024, Bose annonce l’acquisition de McIntosh Group, maison mère de Sonus faber et de McIntosh.
Malgré ces évolutions, Sonus faber conserve son identité italienne et sa philosophie singulière. Chez elle, l’enceinte ne se résume pas à un équipement hi-fi : elle devient un véritable objet de design, pensé pour trouver naturellement sa place dans un intérieur, sans jamais oublier l’essentiel. Car derrière les courbes élégantes, les matériaux nobles et le soin apporté aux finitions, c’est bien la musique qui reste au cœur du projet.
Moins connue du grand public que Sonus faber, Chario mérite pourtant toute notre attention. Fondée à Milan en avril 1975, cette marque italienne s’est construite autour d’une ambition simple : reproduire la musique avec le plus de naturel possible, en laissant toute la place aux émotions et en cherchant à se rapprocher des sensations d’un concert.
Dès ses débuts, Chario associe recherche acoustique, savoir-faire technique et fabrication artisanale. Dans les années 1980, la marque commence à se développer à l’international, notamment en Asie puis en Europe, tout en conservant son identité et son attachement à la production italienne.
Ce qui distingue Chario, c’est aussi son approche de la conception. La marque développe elle-même ses composants et accorde une attention particulière au choix des matériaux et à la fabrication de ses enceintes. Le bois, notamment le noyer, occupe une place importante dans son univers esthétique, apportant aux enceintes un caractère chaleureux et intemporel. Ici, le design classique ne relève pas simplement de la décoration : il accompagne une véritable réflexion sur la conception acoustique.
Avec plus de cinquante ans d’histoire, Chario poursuit ainsi une voie qui lui est propre, à la croisée de la science, de l’artisanat et de la passion musicale. Une approche qui rappelle que derrière une belle enceinte, il y a autant un travail de recherche qu’un amour profond pour la musique.
Fondée en 1989, Opera Loudspeakers est une marque italienne qui place la passion de la musique au cœur de son identité. À l’origine du projet, Giovanni Nasta souhaite concevoir des enceintes capables de réunir beauté, musicalité et plaisir d’écoute, avec une idée simple : donner envie d’écouter de la musique pendant des heures, sans jamais ressentir de fatigue.
Installée près de Trévise, dans le nord-est de l’Italie, la marque perpétue un savoir-faire artisanal porté par la famille Nasta. Les matériaux nobles, notamment le bois et le cuir, occupent une place importante dans ses créations. Les coffrets aux lignes élégantes, les courbes travaillées et le soin apporté aux finitions donnent aux enceintes Opera une véritable personnalité. Ici, on ne cherche pas à dissimuler l’objet derrière sa fonction technique : on assume pleinement son rôle esthétique dans un intérieur.
Mais Opera ne mise pas uniquement sur l’apparence. Sa philosophie repose sur l’association entre artisanat traditionnel et technologies acoustiques modernes, avec une attention particulière portée à la qualité des composants et à l’équilibre sonore. La marque recherche une restitution naturelle et immersive, pensée pour préserver le plaisir d’écoute sur la durée.
Son attachement à l’univers lyrique se retrouve jusque dans les noms de ses modèles, comme Caruso et Callas, qui rendent hommage à de grandes voix de l’opéra. Un clin d’œil particulièrement bienvenu pour notre sélection : chez Opera Loudspeakers, la musique ne se contente pas de remplir une pièce, elle est aussi une affaire d’émotion, de présence et de beauté.
Pour mettre en lumière le savoir-faire de ces trois maisons italiennes, nous avons sélectionné six enceintes, avec pour chacune une enceinte bibliothèque et une enceinte colonne. Deux formats différents, mais une même ambition : faire vivre la musique avec caractère, tout en apportant une véritable touche d’élégance à son intérieur.
Opera Grand Mezza
Avec la Grand Mezza, Opera Loudspeakers propose une enceinte colonne qui illustre parfaitement sa philosophie : associer une esthétique soignée à une conception acoustique ambitieuse. Issue de la gamme Classica, elle se distingue par sa silhouette élancée, ses lignes sobres et ses finitions en gris ciment ou en placage palissandre, qui lui permettent de trouver naturellement sa place dans un intérieur.
Sous son apparence élégante, la Grand Mezza V2 repose sur une architecture deux voies et demie, associant un tweeter à dôme souple de 26 mm à deux haut-parleurs de 15 cm à membrane en aluminium anodisé noir. Sa conception à double résonateur arrière participe au travail réalisé sur la restitution du grave. Avec une sensibilité de 92 dB et une réponse en fréquence annoncée de 48 Hz à 28 kHz, elle affiche des caractéristiques intéressantes pour une colonne de ce format.
Caractéristiques Opera Grand Mezza
- Type : 2,5 voies, double Bass-Reflex
- Tweeter à dôme souple de 26 mm
- 2 x Médium/Woofer : Cône en aluminium anodisé noir de 150 mm, aimant en ferrite
- Sensibilité (2,83V/1m) : 92 dB
- Réponse en fréquence (-3 dB) : 48 - 28000 Hz
- Impédance nominale : 6 Ω
- Impédance minimale : 3.8 Ω
- Puissance maximale : 100 W (sans coupure)
- Puissance de l'amplificateur recommandée : 25 - 130 W
- Fréquence de croisement : 250 - 2000 Hz
- Dimensions : 262 x 1107 x 427 mm (l x h x p)
- Poids : 35 kg
- Prix constaté : 4 900 €
Ce qu'en dit la presse
- Dans son essai publié en juillet 2026, Hifi Chicken souligne la qualité de restitution des voix, naturelles, détaillées et particulièrement expressives. Le journaliste apprécie également un registre médium riche, une scène sonore bien structurée et un grave étonnamment profond pour une enceinte de ce gabarit. L’équilibre tonal lui paraît globalement neutre, avec un aigu aéré et une belle clarté d’ensemble. Une enceinte qui séduit avant tout par sa musicalité et sa capacité à donner de la présence aux interprétations vocales.
-
Dans son essai de mai 2026, Hifight met en avant le naturel des timbres, la fluidité de l’écoute et la présence particulièrement convaincante des voix. La Grand Mezza V2 se distingue selon le test par un médium expressif, une scène sonore ample et un grave bien articulé, qui privilégie la précision à la démonstration. Le journaliste souligne également la qualité des finitions et la facilité d’intégration de cette colonne dans un intérieur. Une approche qui privilégie l’équilibre, le raffinement et le plaisir d’écoute sur la durée plutôt que l’effet spectaculaire immédiat.
Chario Aviator Aria
Avec l’Aviator Aria, Chario propose une enceinte colonne ambitieuse, qui associe recherche acoustique et savoir-faire italien. Au sein de la gamme Aviator, elle se distingue par une conception cinq voies et un travail particulier sur la disposition des haut-parleurs, avec l’objectif de préserver la précision des instruments et leur positionnement dans l’espace.
Sa configuration associe un tweeter T38 Waveguide de 38 mm, un haut-parleur médium de 13 cm à membrane Rohacell, un haut-parleur de grave de 16,5 cm et deux haut-parleurs de 20 cm à membrane en fibres naturelles, l’un placé à l’arrière et l’autre sous l’enceinte. Cette architecture originale vise à étendre la réponse dans le grave et à rendre la restitution plus enveloppante. Chario annonce une sensibilité de 95 dB et une réponse dans le grave jusqu’à 35 Hz à -3 dB.
Côté esthétique, l’Aviator Aria conserve l’élégance sobre propre à la marque, avec un coffret associant noyer massif et panneaux en HDF. Sa conception repose également sur deux parties mécaniquement découplées par des éléments en élastomère, afin de limiter la transmission des vibrations entre les caissons.
Chario décrit l’Aria comme une enceinte capable de restituer la musique avec intimité et précision, en donnant aux instruments une véritable présence en trois dimensions. Une promesse particulièrement intéressante pour notre sélection : une enceinte qui ne cherche pas seulement à impressionner par ses dimensions ou son grave, mais à recréer un espace musical dans lequel les voix peuvent pleinement s’exprimer.
Caractéristiques Chario Aviator Aria
- Type : 5 voies à alignement inversé
- Tweeter : 1 tweeter 38 mm T38 Waveguide
- Médium : 1 haut-parleur de médium 130 mm ROHACELL Poly-Ring avec moteur NeFeB
- Woofer : 1 haut-parleur de graves 165 mm ROHACELL Full-Apex Poly-Ring avec moteur NeFeB
- Subwoofers : 2 caissons de basses 200 mm en fibres naturelles avec moteur NeFeB
- Un woofer placé à l’arrière
- Un woofer placé sous l’enceinte
- Sensibilité : 95 dB SPL normalisée à 1 m / 2,83 Vrms
- Réponse en basse fréquence : 35 Hz à -3 dB référencé à C4 WETS
- Impédance nominale : 4 Ω (min 3,0), argument ± 36°
- Dimensions : 1610 x 400 x 580 mm (H x L x P)
- Poids : 80 kg
- Prix constaté : 20 475 €
Ce qu'en dit la presse
- Dans son essai, HiFiReport met en avant une scène sonore particulièrement précise, avec des instruments bien localisés et une excellente séparation des plans. Le grave est décrit comme profond, rapide et maîtrisé, sans excès de rondeur. Le journaliste apprécie également la richesse des timbres, la transparence générale et la finesse des aigus. Les voix ressortent avec beaucoup d’expression et de présence. La principale réserve concerne les grandes formations orchestrales : le journaliste aurait souhaité un peu plus de poids et de grandeur pour renforcer leur autorité. L’écoute a été réalisée avec des électroniques Norma Audio dans une salle dédiée, ce qui mérite d’être pris en compte.
- Le test de SoundRebels insiste autant sur la qualité de fabrication que sur les performances sonores. Les panneaux en noyer sont particulièrement appréciés pour leur beauté, tandis que la construction modulaire facilite la manipulation de ces enceintes de 80 kg chacune. À l’écoute, le journaliste décrit une restitution ample et sereine, capable de gagner en puissance lorsque la musique l’exige, sans agressivité inutile. Il souligne la finesse des détails, la richesse des ambiances acoustiques et la capacité à passer du répertoire baroque au jazz, au rock et au metal. Le grave reste généralement discret et bien intégré plutôt que démonstratif, même si certains enregistrements chargés en basses synthétiques mettent davantage à l’épreuve sa définition.
Sonus Faber Amati G5
Avec l’Amati G5, Sonus faber poursuit son travail autour d’une enceinte colonne haut de gamme où l’élégance du design italien rencontre une conception acoustique particulièrement aboutie. Cinquième génération de l’Amati, ce modèle emblématique de la collection Homage perpétue l’attachement de la marque aux matériaux nobles, aux finitions soignées et aux lignes inspirées de la tradition artisanale italienne.
Derrière cette silhouette sculpturale se cachent plusieurs évolutions techniques. Sonus faber a notamment retravaillé son filtre à cohérence de phase, assemblé avec des composants sélectionnés et des condensateurs soudés à la main, afin de favoriser une restitution tridimensionnelle et une meilleure cohérence sonore. Le tweeter à dôme en soie bénéficie également d’une technologie spécifique, le Damped Apex Dome, conçue pour améliorer la reproduction des hautes fréquences. La marque intègre par ailleurs un système de charge bass-reflex Stealth Ultraflex, dont le conduit en aluminium extrudé contribue à optimiser la circulation de l’air tout en renforçant la structure du coffret.
L’Amati G5 illustre ainsi la philosophie de Sonus faber : ne jamais opposer l’esthétique à la performance acoustique. Chaque détail, du travail des matériaux aux technologies intégrées, participe à une même ambition : proposer une enceinte capable de restituer la musique avec ampleur et immersion, tout en s’imposant comme une pièce maîtresse dans un intérieur. Une création qui incarne pleinement la rencontre entre artisanat italien, innovation et haute-fidélité.
Caractéristiques Sonus Faber Amati G5
- Type : 3,5 voies Bass Reflex
- Haut-parleurs
- Tw : Ø 28 mm, Néodyme haute puissance, Dôme souple à portée étendue, pointe de flèche DAD™.
- Md : Ø 150 mm, système magnétique en néodyme.
- W : Ø 2x220 mm, système de moteur à double entraînement
- Fréquence de croisement : 200, 270, 2200 Hz.
Réponse en fréquence : 28 Hz - 35 000 Hz - Sensibilité : 91 dB SPL (2.83V/1 m)
- Impédance nominale : 4 Ohms
- Amplificateur de puissance recommandé : 50W - 450W, signal non déformé
- Dimensions du produit (HxLxP) : 1176 x 411 x 512 mm / chacun
- Poids : 61 kg / chacun
- Prix constaté : 41 000 €
Ce qu'en dit la presse
-
Dans son essai, Hi-Fi News souligne la capacité de l’Amati G5 à conjuguer richesse sonore, puissance et finesse. Le magazine apprécie particulièrement sa polyvalence, l’enceinte se montrant aussi convaincante sur les ensembles de musique classique que sur les grandes formations orchestrales ou les musiques modernes. Les voix bénéficient d’une belle présence, tandis que le grave impressionne par sa profondeur et son impact, sans masquer les détails du reste du spectre. La scène sonore conserve une bonne lisibilité, même lorsque la musique devient dense. Le journaliste précise toutefois que l’Amati G5 mérite une amplification capable de fournir suffisamment de courant pour conserver toute sa maîtrise et son autorité dans le grave.
-
Avec un titre évocateur, "Sounds better than it looks", The Ear rappelle que l’Amati G5 ne se résume pas à son esthétique spectaculaire. Le journaliste met en avant une enceinte moderne, capable d’associer raffinement et véritable énergie musicale. Son écoute ne se limite pas à une restitution délicate ou chaleureuse : elle sait également proposer de l’ampleur, du rythme et de la dynamique. Le travail des timbres et la capacité à donner du corps à la musique participent à une présentation immersive, qui permet de profiter aussi bien des passages intimistes que des morceaux plus ambitieux. L’Amati G5 apparaît ainsi comme une enceinte complète, dont les qualités acoustiques sont à la hauteur de son apparence luxueuse.
-
Dans cet essai, Laliberté Électronique présente l’Amati G5 comme une enceinte dans laquelle la conception acoustique et le travail artisanal participent à une même recherche de naturel. Le journaliste insiste sur la finesse des aigus, capables de révéler les détails sans devenir agressifs, ainsi que sur la transparence du médium, particulièrement importante pour la reproduction des voix et des instruments acoustiques. L’architecture de l’enceinte vise à préserver la cohérence entre les différents registres, avec des transitions fluides et une scène sonore stable. Le grave apporte de l’assise et de la profondeur, tandis que l’ensemble privilégie une écoute ample et confortable, sans sacrifier la précision. Une approche qui met l’accent sur la texture des instruments, le souffle des interprètes et l’immersion musicale.
Chario Delphinus MKII
Avec la Delphinus MKII, Chario propose une enceinte bibliothèque qui mise sur l’efficacité, le naturel des timbres et une restitution sonore généreuse au regard de son format. Issue de la gamme Constellation MKII, elle incarne la philosophie de la marque italienne : associer recherche acoustique, travail artisanal et plaisir d’écoute au quotidien.
Son architecture deux voies repose sur un tweeter à dôme souple de 38 mm équipé d’un guide d’ondes, associé à un haut-parleur de grave-médium de 17 cm à membrane en papier composite. Sa charge bass-reflex de type NRS participe à la maîtrise des basses fréquences, tandis que sa sensibilité annoncée de 90 dB lui permet d’atteindre un niveau sonore confortable sans nécessiter une puissance d’amplification excessive. Chario annonce une fréquence de coupure basse de 55 Hz à -3 dB selon ses conditions de mesure.
Côté fabrication, la Delphinus MKII associe noyer massif et panneaux en HDF, dans un coffret qui conserve l’élégance sobre et chaleureuse propre à Chario. La marque a également conçu des pieds dédiés, destinés à limiter les vibrations et à optimiser le fonctionnement acoustique de l’enceinte. Elle recommande une installation dans une pièce de 9 à 20 m², avec un recul suffisant par rapport aux murs et une orientation légèrement dirigée vers l’auditeur.
Compacte mais ambitieuse, la Delphinus MKII entend ainsi dépasser les limites habituelles de son format en proposant une scène sonore ample et des timbres naturels. Une enceinte qui pourrait particulièrement séduire les amateurs de voix et d’instruments acoustiques, pour qui la finesse et l’émotion musicale comptent autant que la performance technique.
Caractéristiques Chario Delphinus MKII
- Type : Bibliothèque à 2 voies
- Haut-parleurs :
- 1 guide d'onde à dôme souple de 38 mm
- 1 composé de papier woofer de 170 mm
- Sensibilité 90 dB SPL / normalisé à 1m / 2. 83 Vrms
- Coupure De Basse Fréquence : 55 Hz @ -3 dB référé à C4 WETS
- Fréquence de croisement : 1500 Hz
- Impédance nominale : 4 Ω (min 3.0) Argument ± 36°
- Amplificateur suggéré Puissance moyenne maximale de 120 W/4 Ω
- Cabinet : Noyer massif et HDF.
- Taille : 410 x 230 x 330 mm (H x L x P)
- Poids : 12 kg
- Prix constaté : 2 500 €
Ce qu'en dit la presse
- Dans son essai, What Hi-Fi? met en avant la qualité sonore de la Delphinus MKII, qui associe une restitution convaincante à une fabrication particulièrement soignée. Le magazine souligne notamment l'excellence du registre médium, un point essentiel pour donner du naturel aux voix et aux instruments acoustiques. L'efficacité de l'enceinte est également appréciée, tout comme la qualité de ses finitions et son élégante construction en bois. La Delphinus MKII se présente ainsi comme une enceinte bibliothèque ambitieuse, capable d'offrir une expérience musicale de qualité sans atteindre les tarifs de certains modèles concurrents. Le test relève toutefois quelques limites pratiques, notamment le choix restreint de finition et l'absence de double câblage.
-
Après plusieurs semaines d'écoute, Hifi.nl décrit la Delphinus MKII comme une enceinte équilibrée et naturelle, qui évite d'ajouter une coloration excessive à la musique. Le journaliste est particulièrement séduit par les voix de Stacey Kent et Melody Gardot, reproduites avec présence, finesse et une belle profondeur spatiale. La scène sonore offre une localisation précise des interprètes et des instruments, tandis que le grave surprend par son extension et sa crédibilité pour une enceinte bibliothèque. L'écoute privilégie la fluidité et le plaisir musical plutôt qu'une mise en avant systématique du moindre détail. Le journaliste note néanmoins qu'un placement suffisamment éloigné du mur arrière est important pour conserver un bon équilibre tonal. Il aurait également apprécié davantage de détails et une scène sonore plus large sur certains enregistrements.
Sonus Faber Concertino G4
Avec la Concertino, Sonus faber fait revivre l’un de ses modèles emblématiques en associant héritage artisanal et innovations contemporaines. Introduite pour la première fois en 1994, cette enceinte bibliothèque incarne une philosophie chère à la marque italienne : proposer une restitution naturelle de la musique dans un objet aussi remarquable par sa conception que par son esthétique.
La Concertino conserve sa silhouette trapézoïdale caractéristique, devenue une signature visuelle de Sonus faber. Son coffret associe du noyer massif, du cuir noir et des détails en laiton, dans un mariage de matériaux qui souligne le soin apporté aux finitions. La marque fait également appel à des matériaux naturels moins conventionnels, notamment le liège, intégré à la conception du coffret, ainsi qu’à des alternatives au cuir d’origine végétale.
Sur le plan acoustique, la Concertino repose sur une architecture deux voies avec évent bass-reflex. Sa sensibilité annoncée de 85 dB et sa réponse en fréquence de 60 Hz à 25 kHz traduisent les ambitions d’une enceinte compacte conçue pour privilégier la cohérence et la finesse de restitution. Elle s’inscrit dans la philosophie Natural Sound de Sonus faber, qui cherche à préserver le naturel des timbres et l’équilibre musical.
Avec cette enceinte, Sonus faber ne cherche pas simplement à reproduire une création du passé : la marque revisite son héritage en y intégrant de nouveaux matériaux et des solutions techniques actuelles. Une bibliothèque qui illustre parfaitement cette rencontre entre tradition italienne, élégance intemporelle et recherche acoustique.
Caractéristiques Sonus Faber Concertino G4
- Type : bibliothèque 2 voies Charge bass-reflex avec évent arrière
- Haut-parleurs :
- 1x haut-parleur médium/grave de 12,7 cm en pulpe de cellulose
- 1x tweeter DAD de 28 mm
- Réponse en fréquence : de 60 Hz à 25 kHz
- Sensibilité : 85 dB
- Impédance nominale : 4 ohms
- Amplification recommandée : de 30 à 150 W
- Fréquence de coupure : 1700 Hz
- Dimensions (lxhxp) : 214 x 314 x 297 mm
- Poids : 6,6 kg
- Prix constaté : 4 250 €
Ce qu'en dit la presse
- HiFiReport met en avant une enceinte qui parvient à associer raffinement tonal et énergie dynamique. Lors de l'écoute des Quatre Saisons de Vivaldi, le journaliste apprécie la fluidité des cordes, la continuité des variations dynamiques et la capacité à préserver la clarté même lorsque le niveau sonore augmente. Les instruments conservent leur personnalité, avec des textures nuancées et une scène sonore suffisamment ample pour restituer la tension des passages orchestraux. Sur des morceaux plus intimistes, la Concertino G4 se distingue également par la richesse du piano, la profondeur du grave et la délicatesse des voix. Le journaliste relève une restitution pleine de caractère, ni excessivement brillante ni trop sombre. Malgré son format compact, cette bibliothèque sait donc se montrer expressive et énergique, tout en conservant la finesse qui caractérise son approche musicale.
- Home Theater HiFi s'intéresse autant à la construction de la Concertino G4 qu'à ses performances musicales. Le journaliste souligne le coffret aux formes trapézoïdales, les panneaux latéraux en noyer et l'utilisation d'un noyau en liège destiné à limiter les vibrations internes. À l'écoute, il apprécie la cohérence générale de la restitution, la définition des instruments et la précision de la scène sonore. La Concertino G4 cherche à préserver les nuances et les textures sans accentuer artificiellement certaines fréquences. Sa présentation se veut détaillée et équilibrée, avec une attention particulière portée à la lisibilité des différents éléments musicaux. Son format bibliothèque impose toutefois des limites dans l'extrême grave : elle ne peut reproduire toute l'assise d'une enceinte colonne de plus grande dimension. Elle privilégie ainsi la finesse et la maîtrise à la démonstration dans les basses fréquences.
-
Le journaliste de HifiClube possède une paire de Concertino originales signées par Franco Serblin. Cette comparaison directe avec la G4 apporte un éclairage particulièrement intéressant sur l'évolution de la gamme. Il décrit la nouvelle génération comme plus claire, plus transparente et plus précise, avec des aigus plus présents et un grave mieux défini. Les voix gagnent en lisibilité, tandis que les instruments conservent une texture naturelle et une belle fluidité. Le journaliste estime néanmoins que la G4 a perdu une partie du charme artisanal et de la signature tonale chaleureuse qui caractérisaient le modèle historique. Il souligne en revanche l'usage du liège, du noyer et du revêtement végétal, qui témoigne d'une approche contemporaine de la fabrication. À l'écoute, la Concertino G4 offre suffisamment de rythme et d'impact pour animer une pièce de vie de taille moyenne, mais son format limite naturellement l'extension sous les 60 Hz. Pour HifiClube, elle constitue une réinterprétation moderne de l'esprit Concertino, plutôt qu'une reproduction fidèle de l'originale.
Opera Loudspeakers Callas
Avec la Callas, Opera Loudspeakers rend hommage à l’une des plus grandes figures de l’art lyrique, Maria Callas. Un nom qui ne doit rien au hasard pour cette enceinte bibliothèque de la gamme Callas, pensée pour associer richesse des timbres, expressivité musicale et élégance artisanale. Relancée en 2014 après un important travail de recherche et développement, cette série occupe une place particulière dans le catalogue de la marque italienne.
Visuellement, la Callas cultive une esthétique classique et raffinée, avec un coffret aux proportions généreuses, disponible en noyer ou en acajou laqué. Les finitions soignées et les matériaux sélectionnés rappellent l’attachement d’Opera à la fabrication artisanale italienne. Mais sa conception ne se limite pas à l’apparence : elle repose sur un haut-parleur de grave-médium de 17 cm à membrane en polypropylène, associé à un tweeter Scan-Speak de 25 mm à dôme souple, doté d’une double chambre de décompression et dépourvu de ferrofluide.
Cette architecture deux voies bass-reflex est conçue pour privilégier une restitution équilibrée et naturelle. Opera annonce une réponse en fréquence de 40 Hz à 25 kHz, une sensibilité de 89 dB et une impédance nominale de 4 ohms. La Callas dispose également d’un réglage dédié aux voix, permettant d’adapter leur restitution selon les préférences d’écoute. La marque recommande enfin de laisser un espace minimal de 5 cm derrière l’enceinte et de soigner son orientation vers le point d’écoute.
Avec la Callas, Opera Loudspeakers propose ainsi une enceinte bibliothèque qui associe tradition italienne, composants soigneusement sélectionnés et attention particulière portée au registre vocal. Une création qui porte bien son nom et qui trouve naturellement sa place dans notre sélection d’enceintes capables de donner envie de redécouvrir les grandes voix, de l’opéra au jazz vocal.
Caractéristiques Opera Loudspeakers Callas
- Type : 2 voies Bass-reflex
- Haut-parleurs :
- Woofer : Faveur à longue portée de 7 pouces avec cône en polypropylène recuit et bouchon de phase
- Sensibilité (2,83V/1m) : 89 dB
- Réponse en fréquence (-3 dB) : 40 - 25000 Hz
- Impédance nominale : 4 Ω
- Impédance minimale : 3 Ω
- Puissance maximale : 100 W (sans coupure)
- Puissance d'amplificateur recommandée : À partir de 10 W
- Fréquence de croisement : 2000 Hz (environ)
- Dimension : 42 x 24,5 x 42 cm (h x l x p)
- Poids net : 15 kg chacun
- Prix constaté : 4 900 €
Ce qu'en dit la presse
- Dans son essai, Home Theater HiFi souligne d'abord la qualité de fabrication de l'Opera Callas, avec son coffret aux flancs incurvés en noyer véritable et ses finitions luxueuses. Mais c'est surtout sa capacité à délivrer un son ample et puissant qui retient l'attention du journaliste. Malgré son format bibliothèque, elle restitue les instruments avec beaucoup de détails et de naturel, notamment sur la guitare classique et le saxophone, dont les timbres conservent leur caractère. L'enceinte se montre également à l'aise à niveau sonore élevé, sans perdre sa stabilité ni sa maîtrise. Le réglage situé à l'arrière, qui permet de renforcer le médium, est jugé particulièrement utile pour adapter l'écoute aux différents enregistrements. Le test se conclut sur une appréciation très positive : la Callas associe une construction remarquable, une restitution dynamique et un grave étonnamment généreux pour ses dimensions.
- Après plusieurs semaines d'écoute à domicile, René van Es (Hifi.nl) décrit la Callas comme une enceinte avec laquelle le plaisir musical s'installe rapidement. Il apprécie particulièrement son équilibre tonal, légèrement généreux dans le médium, qui donne aux voix une présence naturelle et aux instruments une belle consistance. Sur le jazz et le blues, la scène stéréo est large et les interprètes semblent se détacher des enceintes. Le grave est profond, rapide et bien contrôlé, sans envahir le reste du spectre, tandis que les aigus restent doux et ne deviennent pas fatigants. Le journaliste souligne également la capacité de la Callas à restituer la musique classique avec finesse, émotion et une bonne organisation spatiale. Il ne lui trouve pas de défaut sonore dominant, mais rappelle que son impédance de 4 ohms, susceptible de descendre plus bas, justifie le choix d'un amplificateur suffisamment robuste. Il regrette également l'absence de pieds dédiés et le choix limité de finitions.
Pour conclure : quand la musique rencontre l’art italien
Au terme de cette découverte, une chose ressort : les enceintes italiennes ont ce petit quelque chose de différent. Bien sûr, elles doivent avant tout faire de la musique, restituer les voix avec justesse et nous donner envie de monter le volume sur un morceau que l’on aime. Mais chez Sonus faber, Chario et Opera Loudspeakers, il y a aussi une attention particulière portée à tout ce qui entoure le son.
Le choix du bois, le travail des courbes, les finitions, le toucher des matériaux… Rien ne semble laissé au hasard. L’enceinte n’est plus seulement un équipement hi-fi que l’on cherche à dissimuler dans un salon : elle devient un objet que l’on a plaisir à regarder, à intégrer dans son intérieur et, finalement, à faire vivre au quotidien. Et ce qui est intéressant, c’est que cette recherche esthétique ne se fait pas nécessairement au détriment de l’acoustique. La conception des coffrets, la sélection des composants et le soin apporté à la fabrication participent aussi à la recherche du meilleur rendu sonore possible.
Évidemment, toutes les enceintes italiennes ne sonnent pas de la même manière, et le choix dépendra toujours de ses goûts, de sa pièce et de son système. Mais ces six modèles montrent bien qu’il existe une approche de la haute-fidélité où l’émotion musicale et le plaisir des yeux avancent main dans la main.
Alors, entre les lignes élégantes de Sonus faber, le caractère artisanal de Chario et la personnalité d’Opera Loudspeakers, difficile de ne pas trouver une enceinte qui donne envie de s’installer confortablement, de poser un bon disque et de laisser la musique prendre toute la place.
Et si, au détour d’un grand air de Pavarotti, on se surprend à chanter un peu trop fort, finalement, c’est peut-être que l’enceinte a rempli sa mission.
À découvrir également sur hi-fi speaker choice